30.01.2008

"Be the change you wish to see in the world." Mahatma Gandhi

Il y a 60 ans, le 30 janvier 1948, un homme tombe atteint par trois balles tirées à bout portant. Ainsi s’immortalise la légende de Gandhi, celui qui a donné sa vie pour lutter contre la violence et montrer par l’exemple la puissance de la conviction et de la détermination lorsque celles-ci sont justes et conformes au respect l’Homme et la Vie.

Qu’avons-nous gardé de cette légende, 60 ans plus tard ? Le bilan n’est pas franchement brillant ! Peut mieux faire !

Outre les luttes intestines qui secouent les cinq continents et la violence qui a envahit les moindres recoins de notre existence, les entreprises s’autodétruisent au nom de la concurrence, les états sont en lutte pour plus d’hégémonie, les religions, les parties politiques, partout les prétextes sont bons pour asseoir plus de pouvoir. La paranoïa a gagné la société civile, les lieux publics et les institutions. Le terrorisme est devenu l’alibi qui justifie tous les excès de précaution, les contrôles, la suspicion et légitime toutes les restrictions de liberté.

Que nous reste-t-il de cette exemple, soixante ans plus tard ? La peur !

Ne nous dit-on pas que le risque d’attentat est devenu tel que toutes les précautions doivent être prises pour enrayer les actions terroristes ? N’est ce pas une solution de facilité de condamner l’Islam[1]. Cela rappelle l’époque toute aussi récente des lynchages qui, sans procès, soulageaient les humeurs de la foule et permettaient de régler ses comptes en toute impunité. C’est oublier bien vite l’histoire récente et ses abominations. Elles n’étaient pas religieuses, mais xénophobes et racistes : la peur de la différence qui se traduit par la haine.

Le défi de ce siècle sera peut-être spirituel ou religieux. Mais, il sera surtout dans notre capacité à reprendre confiance en nous et réapprendre La Confiance. La confiance dans les peuples, dans les cultures, dans les différences et surtout dans les aspirations supérieures qui unissent tous les peuples dans leurs valeurs essentielles.

Le terme « barbare » vient du grec ancien et signifie « étranger ». C'est-à-dire qui n’est pas grec et ne parle pas le grec. Ce terme n’avait, en ce temps là, aucune connotation péjorative. Que de connaissances n’avons-nous pas perdues cependant que nous ne pensions qu’à révolutionner le monde avec nos progrès industriels... Le cerveau est pourtant bicéphale, ce n’est pas un hasard !

 


 

[1] Lire l’article de Graham Fuller, A World Without Islam, Foreign Policy - January/February 2008 – published by the Carnegie Endowment for International Peace.

11.07.2006

Qui a dit : "Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." ?

Il est peut-être des rêves qui pourraient un jour se réaliser. A lire l'article du Monde, on se prend à rêver que la France et la Communauté Européenne ouvrent enfin les portes des marchés publics aux PME. Cela s'est fait, il y a plus de trente ans... en France. Lorsqu'une nation est gouvernée par un vrai visionnaire stratège, alors tout devient possible. Qu'en sera-t-il au mois de septembre ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-793984,... Le Monde, 10 juillet 2006